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L’UGTT, une passion tunisienne, Enquête sur les syndicalistes en révolution (2011-2014), par Hèla Yousfi, enseignant-chercheur à l’université Paris-Dauphine.

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) est la première force syndicale tunisienne et a longtemps aussi été la seule. Pierre angulaire du mouvement national du temps de la colonisation, l’UGTT a toujours joué un rôle cardinal dans la vie politique tunisienne.

Poussée par un puissant soulèvement populaire déclenché le 17 décembre 2010, l’UGTT, l’organisation nationale la plus importante et la plus ancienne en Tunisie, s’est trouvée nettement engagée dans l’action politique, sa capacité de mobilisation lui permettant de peser sur la transformation du champ politique tunisien.

Son action a suscité et suscite encore des débats pour le moins passionnés entre ceux qui considèrent comme salutaire la mobilisation de l’UGTT, ceux qui la dénoncent en appelant la direction de l’UGTT à s’en tenir à son rôle syndical ou encore ceux qui appellent purement et simplement à l’affrontement avec une organisation qui incarne à leurs yeux l’aile encore agissante de l’ancien parti au pouvoir.

Comment l’UGTT a-t-elle interagi avec le soulèvement populaire qui a conduit au départ de Ben Ali ?
Quel a été son rôle dans la « transition politique » aboutissant à l’adoption de la première constitution démocratique tunisienne le 26 janvier 2014 ?
Comment l’UGTT a-t-elle réussi à neutraliser le risque de son éclatement provoqué par les différentes crises politiques et sociales ?
Quel est l’objectif réel de l’UGTT : prendre le pouvoir, imposer on ne sait quelle dictature du prolétariat ou aider les élites économiques et politiques à se maintenir au pouvoir ?
Quels sont les défis auxquels l’UGTT doit faire face dans le nouveau paysage politique ?

Autant de questions auxquelles cet ouvrage, rédigé par Hèla Yousfi, enseignant-chercheur à l’université Paris-Dauphine, tente de répondre.

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