Retour sur

Dauphine dans les médias

Revue de presse de novembre 2015.

À la Une

Laurent Batsch, président de l’Université Paris-Dauphine, livre dans cet entretien les ambitions de l’établissement. Dans le domaine de la recherche, il souligne des progrès notables en termes de structures, mais cette évolution ne doit pas conduire à une séparation entre recherche et formation, car les futurs cadres se doivent d’être sensibilisés à ce domaine. Précurseur dans la relation avec les entreprises, l’Université Paris-Dauphine bénéficie d’un excellent taux d’insertion professionnelle grâce à la spécialisation de ses cursus et aux partenariats durables avec le monde du travail. Sa politique de développement de la formation continue permet de bénéficier de contacts directs et permanents avec le monde de l'entreprise, notamment par le biais des DRH avec lesquels les programmes sont discutés. Sa force réside également dans la proportion d’étudiants étrangers inscrits dans ses cursus, faisant d’elle une université française de pointe en matière de relations internationales, l’objectif étant d’arriver à 100 % de mobilité à l’international pour tous les étudiants. Sans se focaliser outre-mesure sur les classements concernant les établissements supérieurs, l’université y acquiert une trajectoire ascendante. Le grand chantier de restructuration des locaux, prévu en 2016, et placé sous le signe de la transformation numérique du campus, contribuera favorablement à cette évolution. (Le Journal des Grandes Ecoles, 10/2015)

Elyès Jouini, vice-président de l’Université Paris-Dauphine et ancien ministre du gouvernement tunisien de transition, exprime son opinion à propos de la décision du comité Nobel d’accorder le prix Nobel de la paix à la société civile tunisienne pour sa volonté d’implanter la démocratie dans le pays. Mais selon Elyès Jouini, il ne faut pas en déduire que la Tunisie est sortie d’affaire, car le chantier de reconstruction économique et social est immense. En effet, la machine économique est à l'arrêt, car les attentats ont porté un coup fatal à l'activité touristique. Par ailleurs, il est temps d’ouvrir la page d'un réel dialogue national autour des questions de la redistribution, de la justice sociale, de la décentralisation, de la réduction des inégalités régionales et de la nécessaire réforme du système éducatif. Par ailleurs, ce Nobel oblige la communauté internationale à plus de soutien au pays, notamment dans sa lutte contre l’islamisme radical que l’inaction du gouvernement islamiste modéré a encouragé par défaut. Le temps est donc venu pour Elyès Jouini de tirer les conséquences des erreurs commises et surtout d'unir tous les efforts, tout en pariant sur la jeunesse, afin que la Tunisie soit un vrai acteur du développement économique et social au sud. (Les Echos, 29/10)

Avec 10,6 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel consacré à la formation continue (sur un budget de 110,5 millions), l'Université Paris-Dauphine figure parmi "les plus actives" en la matière, souligne le rapport de François Germinet sur la formation continue à l’université. François Germinet explique les bons résultats de l’Université Paris-Dauphine en la matière par le fait qu’il soit "plus porteur de proposer de la formation continue en gestion ou en finance qu'en mathématiques ou en histoire". D'autres raisons expliquent ce positionnement particulier. Les Echos expliquent que, à la différence des autres établissements, qui proposent des formations à des publics qui n'ont pas le bac mais souhaitent reprendre des études, l’Université Paris-Dauphine cible les managers. La situation géographique de l'université - dans une région qui représente 25 à 30 % du PIB français – est aussi un avantage par rapport à d'autres établissements régionaux. (Les Echos, 06-07/11)

Université Paris-Dauphine

L’Université Paris-Dauphine propose un diplôme intitulé "Entrepreneur social". Il s’adresse aux dirigeants des entreprises sociales. Le secteur, en effet de développe, avec 200 000 entreprises et 2 millions de salariés. La formation est ouverte aux professionnels qui sont déjà titulaires d’un Bac+3 et elle est adaptée aux horaires de travail. (France Inter, 17/10)

Le CGEMP de l’Université Paris-Dauphine, en partenariat avec l'Association des Économistes de l'Énergie (AEE) organise jeudi 5 novembre à Paris une conférence intitulée "Un mix électrique 100 % énergies renouvelables - Quelles implications ?". Elle s'appuiera sur une présentation des résultats de l'étude de l'Ademe sur l'évaluation des impacts précis qu'aurait la mise en place d'un approvisionnement électrique à haut taux de pénétration des ENR à l'horizon 2050, pour discuter des grands enjeux techniques et économiques liés à l'intégration de forts taux de pénétration des ENR. (Bulletin de l’Industrie Pétrolière, 02/11 ; Enerpresse, 02/11)

Partenaire de l'Université Paris-Dauphine depuis plus de 10 ans, EBP l'accompagnera encore cette année dans le cadre de la 11e édition du Challenge Business Plan. Ce challenge va permettre à 8 entrepreneurs sélectionnés par le jury d'être assistés gratuitement par des étudiants du Master Entrepreneuriat et Projets Innovants. Du mardi 3 novembre au 6 décembre prochain, tous les porteurs de projets de création et les entrepreneurs qui souhaitent développer une nouvelle activité peuvent candidater en ligne. Ces lauréats bénéficieront chacun, durant les mois de janvier et février prochains, du soutien de 3 étudiants du Master Entrepreneuriat et Projets Innovants pour la construction de leur Business Plan. Pour les étudiants, s'en suivra la soutenance des projets fin février 2016, devant un Jury composé de l'équipe pédagogique, d'EBP et d'Altran. (www.tendancesit.com, 03/11 ; InfoDSI, 04/11 ; itmobiles.com, 04/11 itrnews.com, 04/11 ; www.infodsi.com, 04/11 ; www.itchannel.info, 04/11 ; www.itmnager.com, 04/11)

Chaires d’enseignement et de recherche

Christian de Perthuis, professeur à l'Université Paris-Dauphine, fondateur de la chaire "Economie du climat", et coauteur avec Raphael Trotignon de "Climat à quel prix ? La négociation climatique" était à Dubaï et Abu Dhabi pour une conférence dans le réseau des Alliances françaises fin septembre, à l’occasion des événements mensuels organisés autour de la COP21 en partenariat avec le French Business Council. Il explique comment l'économie peut et doit devenir une arme pour lutter contre le réchauffement climatique. Selon lui, la transition vers une économie bas-carbone a un coût. Ce coût peut être fortement réduit si on met en place un prix international du carbone qui va réorienter les investissements existants. Pour les pays en développement, cela peut constituer de nouvelles opportunités de développement. Mais ces opportunités ne deviendront réalité que si le futur accord climatique débloque des financements du Nord vers le Sud. La COP21 sera un succès si elle contribue à la mise en place d'un prix du carbone à l'échelle mondiale avec les nécessaires redistributions vers les pays les moins avancés. (latitudefrance.diplomatie.gouv.fr, 19/10)

La première édition du Symposium international organisé par la Chaire "Management et diversité" de l'Université Paris-Dauphine s'est tenu les 1ers et 2 octobre derniers. Un rendez-vous qui a permis de faire le point sur les pratiques en termes de management de la diversité. Selon Jean-François Chanlat, professeur et coresponsable scientifique de la Chaire, la diversité doit être considérée comme un levier de performance de créativité et d'innovation. Ce qui est potentiellement vrai, mais qui peut aussi poser problème si le mode de gestion n'est pas adapté. Dans ce cadre, deux grandes lignes de tension parcourent la gestion de la diversité. La première touche la tension égalité/ diversité et la seconde, la tension universalité/ diversité. Penser la diversité, c'est donc tout d'abord comprendre les différences en rendant intelligibles les cadres symboliques dans lesquels les personnes pensent. Tel est l'objet du management interculturel. C'est ensuite rendre compte des inégalités et des problèmes vécus par des personnes qui dans un contexte social donné se retrouvent discriminées. C'est enfin tenter d'équilibrer au mieux les différences de chacun (groupes et/ ou individus) avec les principes du vivre ensemble dans une société démocratique. (Courrier Cadres & Dirigeants, 11/2015)

Enseignants et experts de Dauphine

La micro-doudoune est le vêtement de la marque Uniqlo le plus vendu en Asie et le best-seller de l'hiver en France depuis 2009, année de sa sortie et de l’installation de la première grande boutique de la marque à Paris. Sa conception et sa fabrication à des coûts réduits rend le produit accessible, mais exclut le "made in France". Les 700 millions de vêtements produits tous les ans pour Uniqlo le sont à 70 % en Chine (et le reste, ailleurs en Asie). "Ils peuvent se permettre ces prix car ils ont un volume très important, une gamme étroite et des basiques qu’ils répètent d’année en année contrairement à Zara ou H&M", estime Denis Darpv, responsable du master "Marketing-vente" à l'Université Paris-Dauphine. (Le Parisien Magazine, 23/10 ; Aujourd’hui en France Magazine, 23/10)

Claude Le Pen, professeur d’économie de la santé à l’Université Paris-Dauphine livre son analyse sur le concept du vaccin. Familier et inconnu, "le vaccin est à la fois un produit et un concept ou, plus précisément, c'est la déclinaison d'un concept en produit". Ainsi, au cours de l’histoire, l’attitude vis-à-vis du vaccin a évolué, passant d’une réputation sulfureuse à une nécessité par défaut. Le vaccin a longtemps été - et est encore partiellement - un des très rares traitements médicaux obligatoires. De moins en moins d'ailleurs puisque, dans une société gagnée par I individualisme ou le sens de l'intérêt collectif vacille et où l’autorité de l'Etat et des experts s'effrite, l'obligation fait de plus en plus de place à la "recommandation ". Par ailleurs, le marché du vaccin, dynamique et innovant, connaît depuis plusieurs années un important bouleversement. Longtemps considéré comme un secteur à part dans le monde du médicament, le vaccin a subi depuis plusieurs années un processus de "pharmacisation", puisqu’aujourd’hui, de grandes firmes internationales comme Sanofi, GSK, Pfizer, en ont fait un axe majeur de développement. (La Lettre du Neurologue, 09/2015 – Médecine et Enfance, 09/2015)

Philippe Chalmin, professeur à l’Université Paris-Dauphine et spécialiste du secteur des matières premières, présente le rapport 'Cyclope" consacré à ce secteur. Son rapport "sonne le glas" selon son expression pour les marchés de la planète, qui ne cessent de s’effondrer. L’ensemble du secteur minier semble plus handicapé qu’avant, avec un repli massif des prix, comme pour le pétrole. Les prix bas dans le secteur génèrent moins de volatilité. La période qui s’ouvre risque d’être marquée par des surcapacités et des excédents de production. Il serait par ailleurs souhaitable que les décisions prises lors de la COP21 impactent le secteur du charbon en particulier. Les prix étant bas, les préoccupations écologiques sont mises au second plan. Selon Philippe Chalmin, l’évolution générale des cours des matières premières obéit à des cycles d'environ un quart de siècle qui se composent d'une phase de tension des prix - cela dure généralement de cinq à dix ans - suivie d'une consolidation des prix réels s'étalant sur une quinzaine d'années. A court terme en en dehors des conflits existants ou larvés, les interrogations portent principalement sur les conditions météorologiques et sur l'intensité du ralentissement de l'activité économique en Chine. L'Inde, dont les besoins vont croissants, pourrait être à l'origine d'une nouvelle hausse généralisée des cours, dans la décennie 2020. (La Lettre du Trésorier, 10/2015 - Action Future, n°57/2015)

Pour Brigitte Dormont, professeure d’économie à l’Université Paris-Dauphine et membre du Conseil d’Analyse Economique, il devient vital de réformer la médecine libérale. Derrière le refus de la généralisation du tiers-payant, arguant de la surcharge administrative, se cache la crainte de la visibilité des dépassements d’honoraires transparents aux yeux des patients et favorisant la concurrence. Par ailleurs, l’assurance-maladie disposera d’une nouvelle arme pour les " responsabiliser" en cas de non-respect des directives nationales. Vraie réforme structurelle, la généralisation du tiers-payant va obliger la médecine libérale à se réformer vers plus d’égalité, au-delà des impératifs de "liberté" de la déontologie médicale. (Challenges, 29/10-04/11/2015)

Quarante ans après l’adoption de la loi Veil, les tâches ménagères, domestiques et parentales, restent l’apanage des femmes. RMC s’intéresse à cette question dans son émission matinale et fait appel aux éclairages de Dominique Méda, professeur de sociologie à l’Université Paris-Dauphine. Celle-ci martèle d’emblée qu’ "il y a des normes de genre très fortes. Malgré l’augmentation incroyable du niveau d’éducation des femmes, on continue à penser que c’est aux femmes que revient la prise en charge des tâches domestiques et des tâches parentales". Dominique Méda met ainsi en exergue le fait que "sur le foyer, il y a l’idée que même quand elle travaille, la femme doit s’occuper de son intérieur, que ce n’est pas une tâche d’homme". La journaliste Raphaëlle Duchemin l’interroge alors sur ce qui explique l’absence d’évolution sur cette question, ce à quoi la sociologue de l’Université Paris-Dauphine réplique que l’ "on vient de très loin. Au début du siècle dernier, il y avait la théorie des deux rôles : aux hommes revient l’extérieur, le fait de rapporter un salaire, la protection de la famille ; aux femmes revient le rôle d’épouse et de mère. Il y a une forme de cercle vicieux qui fait qu’on continue quand même à raisonner comme si les hommes n’étaient pas chargés de famille et que les femmes l’étaient." Pourtant, "on a des femmes qui sont au moins aussi bien formées aujourd’hui que les hommes mais qui sont obligées de prendre en charge ce qu’on dénomme très mal la conciliation, c’est-à-dire le fait de jongler entre son travail et la prise en charge du reste". Aux yeux de Dominique Méda, 'le plus important est que l’on a un effet énorme de ces représentations et de ces pratiques sur les carrières des femmes. La moitié des femmes s’arrêtent ou changent la durée de leur temps de travail quand arrive un enfant ". Elle met alors en lumière l’effet positif qu’a pu avoir la réduction du temps de travail sur le partage des tâches domestiques et parentales, ce qui la conduit à insister sur l’enjeu politique énorme sous-jacent à une véritable égalité professionnelle entre les hommes et les femmes : "tant que les femmes exerceront des activités à temps partiel, même choisies, pour élever leurs enfants vous aurez un élément d’inégalité entre les hommes et les femmes". (RMC, 30/10)

Un chèque-santé pourrait être mis en place pour les travailleurs les plus précaires, dans le cadre de la généralisation de la mutuelle d’entreprise. Florence Jusot, économiste de la santé à l’Université Paris-Dauphine, explique que les concernés sont les salariés en CDD de moins de six mois ou à temps partiel. Cette population a un véritable problème d’accès aux soins. Par ailleurs, la multiplicité des contrats pour un salarié donné pourrait l’autoriser à ne pas contracter de complémentaire afin de ne pas trop rogner son salaire par la cotisation et ne pas changer constamment de mutuelle. (France 5, 02/11)

Alors que les élections législatives du 1er novembre dernier se sont soldées par une écrasante victoire de l’AKP, le parti déjà solidement installé au pouvoir, le maître de conférences à l’Université Paris-Dauphine Benjamin Gourisse livre dans les colonnes de Libération une analyse sur le temps long de ce résultat. À ses yeux, par-delà la "prégnance du vote conservateur dans le pays", le score de 49,4 % obtenu par l’AKP constitue la parfaite illustration de ce que le politologue de l’Université Paris-Dauphine nomme "la loi d’airain de la vie politique turque" et qu’il définit de la manière suivante : "une fois aux affaires, un parti ayant réussi à former seul un gouvernement majoritaire ne perd plus d’élections parce qu’il s’approprie de façon massive les institutions et les ressources de l’Etat afin d’assurer la reproduction de ses positions de pouvoir". Se livrant à une analyse en termes de sociologie électorale, Benjamin Gourisse met en avant le fait que l’AKP a su profiter du climat de "violence paroxystique" qui fait rage dans le pays pour siphonner le vote nationaliste et conservateur (lequel avait échu lors des précédentes élections au parti d’extrême-droite nationaliste MHP) tout en affaiblissant le vote kurde. Le chercheur explique ensuite que l’ AKP n’a en réalité fait que reproduire "tout en les exacerbant, les pratiques de pouvoir des partis dominants l’ayant précédé", bénéficiant d’une "position de domination qui n’est plus simplement politique, mais qui repose sur les collusions entre bureaucratie, institutions sécuritaires et judiciaires, partenaires sociaux, médias et groupes économiques pour jouer simultanément d’un répertoire hégémonique et coercitif afin de reconduire les positions de pouvoir occupées." En guise de conclusion, Benjamin Gourisse insiste sur le fait que le multipartisme et les élections libres ne sont pas tant les garanties d’un régime démocratique que ne l’est l’alternance régulière à la tête de l’Etat, laquelle fait cruellement défaut à la Turquie. (Libération, 05/11)

Étudiants de Dauphine

La question migratoire continue de préoccuper l’Europe, mais qu’entend-on par "migrant". Une étude récente de l’Insee démontre que les Français sont aussi des migrants. Certains jeunes envisagent en effet de quitter le pays pour y trouver une situation. Constance, étudiante de l’Université Paris-Dauphine, explique par exemple que son rêve est de monter une start-up à l’étranger. (France Inter, 17/10)

Organisé par Cyril Benzaquen, l’Université Paris-Dauphine et la IT Agency, le 27 octobre, le Dauphine Boxing Tour est un projet qui réunit les boxeurs de tout niveau et des étudiants au sein de l’amphithéâtre de l’université. Il permet à la fois aux boxeurs de se rapprocher de l’éducation supérieure et de sensibiliser les étudiants aux valeurs significatives de ce sport : travail, abnégation, respect, dépassement de soi, courage et libre-arbitre. Cyril Benzaquen est l’incarnation de ce concept : champion de boxe dans sa catégorie, il est aussi un étudiant exemplaire de l'Université Paris-Dauphine avec de nombreux diplômes sur son CV. (www.capcampus.com, 28/10)