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La Boulimie d'objets, exemple de travaux de recherche sur le comportement des consommateurs

Valérie Guillard, maître de conférences en marketing à l’Université Paris-Dauphine mène des travaux sur le comportement du consommateur et notamment sur l’étude des comportements à l’égard des objets d’occasion.

Ses publications sont centrées sur les accumulateurs, sur le don d’objets, la revente d’objets ou encore le fait de déposer et/ou glaner des objets sur le trottoir.

Son dernier ouvrage, « Boulimie d’objets, l’être et l’avoir dans nos sociétés», aux éditions de Boeck, s’intéresse autant au caractère compulsif de la boulimie d’objets de ceux qui gardent « tout » qu’au raisonnement logique du collectionneur. Il analyse les enjeux sociaux, politiques, individuels ou économiques de ce phénomène dans nos sociétés,  analyse qui relève autant de la sociologie, de l’anthropologie, de l'histoire, de la psychologie, de la philosophie que du marketing.

Le constat de Valérie Guillard est le suivant : l’accumulation d'objets s’observe partout, au domicile, pendant le temps de transport pour se rendre au travail, au supermarché, dans l’entreprise, dans l'art, etc. Ce besoin d’objets est prégnant, que l’individu soit consommateur, héritier, artiste, travailleur ou encore simple personne passionnée par les objets. 

Pourquoi une telle boulimie d’objets à l’heure du digital, de la mobilité, du contexte de crise économique et du développement durable ?

Son analyse montre que l’accumulation peut servir à délimiter un « territoire minimal » à l’intérieur duquel les individus vont se constituer les preuves de leur propre existence. Les frontières de ce territoire sont néanmoins poreuses : en dépit de ses vertus, l’accumulation devient une source de tension dès lors que le besoin d’avoir entre en conflit avec, notamment, les injonctions du développement durable et son prolongement, la simplicité volontaire, l’économie collaborative, autrement dit la substitution de la possession par l’usage.

Un ouvrage destiné à un large public intéressé par la problématique de la consommation et de son corollaire, les déchets.

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