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Dauphine dans les médias

Revue de presse de janvier 2016

 

Université Paris-Dauphine

Dans l’idée de rivaliser avec les écoles de mode à l’étranger, et de structurer et clarifier les formations dans ce secteur en France, le projet "grande école de mode publique" a été lancé par Fleur Pellerin en partenariat avec l’Ecole nationale supérieure des Arts décoratifs, les Mines et l’Université Paris-Dauphine. Dès septembre 2016, cette alliance d’écoles permettra aux étudiants de suivre un cursus complet jusqu’au master, combinant la création, l’ingénierie et le management. Le projet s’est appuyé sur le rapport de Lyne Cohen-Solal qui pointe l’inexistence de chaire de recherche dans le domaine de la mode ainsi que l’absence de master et la fuite des talents vers l’étranger, alors que la mode représente 700 000 emplois et un chiffre d’affaire de 150 milliards d’euros. Le rapport accuse également "l’éclatement" du financement et l’accompagnement des jeunes créateurs de mode. Le rapport suggère la mise en place d’un "ensemble de coaching professionnel" et la création d’un guichet unique de services destiné aux créateurs de mode. (Agence France Presse, 18/12 ; Fashionmag, 21/12 ; www.cuturecommunication.gouv.fr, 19/12 ; www.mademoizelle.com 21/12)

Les dispositifs "Égalité des chances", que des grandes écoles développent envers les lycéens les moins favorisés, permettent de préparer les concours après bac les plus sélectifs. Mais aussi et surtout de donner les armes pour affronter les études supérieures. Le dispositif "Égalité des chances" de l’Université Paris-Dauphine propose, depuis 2009, un accompagnement à des lycéens franciliens issus de quartiers sensibles Orlane Reynaud, chef de projet ingénierie pédagogique et égalité des chances, à l'université parisienne, résume : "L’objectif est de donner aux lycéens des clefs en matière d'orientation, de les aider à lever toutes les formes de censure et à préparer leur dossier de candidature à l’Université Paris-Dauphine." Dès la seconde, les lycéens des vingt-cinq établissements partenaires bénéficient de séances d'information sur l'enseignement supérieur. Dans le cadre du "Parcours Dauphine", les élèves volontaires de première et de terminale, qui visent cette université ou bien souhaitent améliorer leur niveau, suivent deux heures de "cours de renforcement" par semaine, dans les matières clés (maths, histoire-géo, économie, etc.), assurés par les professeurs du lycée. (L’Echo Républicain, 28/12 ; www.lechorepublicain.fr, 28/12)

Il est fréquent en France d'entendre évoquer la faiblesse des relations entre université et entreprises. Pourtant, chaque année, des centaines de milliers de jeunes diplômés apportent à l'entreprise qui les recrute les connaissances et savoir-faire acquis sur les bancs de l'université. La première des relations qui lie entreprises et université repose donc sur les nombreux diplômés formés par cette dernière. Les entreprises innovantes recherchent la proximité de l'université. Elles viennent y trouver la proximité avec la recherche académique, source d’innovations de rupture. Mais elles cherchent aussi la proximité avec un nombre important d'étudiants passionnés de sciences et de technologies. Ainsi, parmi les 113 fondateurs ou co fondateurs des entreprises membres de la délégation française - la French Tech – au Consumer Electronics Show, de Las Vegas de janvier 2015, 11 d’entre eux ont été formés en totalité ou en partie à l’UPMC. Elle apparaît ainsi en tête du classement devant HEC, l'ESIEE Paris, l’Université Paris-Dauphine et l’université technologique de Compiègne. (Cahiers de la Fonction Publique, 11/2015)

Le site Kidsplanner.fr propose de réserver et d’organiser des activités pour les enfants en région parisienne. Cofondée récemment, la start-up est hébergée dans l’incubateur des entreprises de l’Université Paris-Dauphine, "une des plus réputées de la région parisienne". L’incubateur accompagne une dizaine de "jeunes pousses", sélectionnées dans tous les domaines. François-Olivier Blay, cofondateur du site, explique que l’incubateur permet de pouvoir partager avec les autres start-ups sur les problématiques de développement, de commercialisation ou de notoriété. Pour Kévin Rainfray, entrer dans l’incubateur de Paris-Dauphine est déjà un gage de sérieux en direction de l’extérieur. Le prochain défi de l’entreprise sera la notoriété et la visibilité sur les moteurs de recherche. (TF1, 11/01)

Il faut "préparer un saut qualitatif dans les formations" de mode en France, estime Lyne Cohen-Solal. L’auteure du rapport "La mode, industrie de créativité et moteur de croissance" pour le gouvernement y juge le moment opportun afin de "mettre en place, à court terme, un ou plusieurs masters de création de mode en France", un niveau jusqu'alors envisagé seulement dans les matières managériales. De fait, ce dossier est déjà bien enclenché. Lyne Cohen-Solal envisage trois options : deux de nature publique et une de nature privée. Or, l'aboutissement, dès la rentrée prochaine, d'un premier projet - bâti autour de l'Ensad, l'Ecole des mines et l'Université Paris-Dauphine - est confirmé par Fleur Pellerin, la ministre de la Culture. Lyne Cohen- Solal y voit la "préfiguration de "la" grande école de mode" publique française appelée de leurs vœux par de nombreux acteurs. Plus largement, l'auteure du rapport propose "la création d'une plate-forme des écoles de mode françaises publiques et privées", sous forme d'association. A l'instar de ce qu'ont déjà réalisé, "avec succès", les écoles de design françaises ou les écoles de mode italiennes.(BFM Business TV, 12/01 ; Journal du Textile, 12/01)

Les élèves de terminale ont jusqu'au 20 mars pour formuler leurs vœux sur la plate-forme Admission Post Bac. APB a la lourde charge de faire coïncider les vœux de près de 800 000 élèves de terminale (ou d'étudiants désireux de se réorienter) avec les places disponibles dans 12 000 formations, dont restent cependant exclus les instituts d'études politiques, l'Université Paris-Dauphine, nombre d'écoles artistiques et beaucoup d'écoles de commerce. L’Université Paris-Dauphine, qui possède le statut de grand établissement, est la seule université entièrement hors du dispositif national. "Notre processus d'admission est incompatible avec APB. ll est désormais bien rodé et nous ne voulons pas l'abandonner, indique Sabine Mage-Bertomeu, vice-présidente en charge de la formation. L'Université Paris-Dauphine utilise un algorithme qui prend notamment en compte la moyenne pondérée de chaque candidat, la série du bac et son lycée". (Le Monde Universités et Grandes Ecoles, 14/01)

Adrien Bodennec a lancé son site de vente en ligne de produits exclusivement français By Français, bénéficiant du soutien de l’incubateur de Franche-Comté et d'un accompagnement soutenu par l'Agence de Développement Economique Nord Franche-Comté. L'enjeu des prochains mois sera de faire connaître le site aux acheteurs potentiels et de transformer la curiosité en acte d'achat. Le jeune chef d'entreprise ajoute une dimension économique et sociale à son projet. "Un produit fabriqué en France génère trois fois plus d'emplois que s'il est fabriqué à l'étranger. Et les entreprises sont moins polluantes. Des études ont en effet montre qu'elles émettent quatre fois moins de kgCO2." Ainsi, By Français mentionne pour chaque produit de son catalogue, le nombre d'emplois ou de temps de travail en France. Pour cela, il utilise un système d'évaluation du coût du travail mis au point par le laboratoire LAMSADE de l'Université de Paris Dauphine. (Traces Ecrites News, 14/01)

Chaires d’enseignement et de recherche

Chercheur à la chaire Management & Diversité de l’Université Paris Dauphine, Patrick Banon publie un article sur le site www.respectmag.com dans lequel il revient sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Il donne son analyse des événements sous l’angle de la religion et précise en début d’article "ne faisons pas des religions les boucs émissaires des assassinats du 13 novembre". Patrick Banon est également l’auteur de plusieurs livres dont Osons la mixité aux éditions Prisma et Réinventons les diversités pour un management éthiques des différences aux éditions First. Ma laïcité, ma religion, mon identité paraîtra en 2016 chez Actes Sud Junior. (www.respectmag.com, 20/12)

En rachetant le troisième opérateur français de téléphonie Bouygues Telecom, Orange prendrait de l'ascendant avec près de 50 % de part de marché dans le mobile et le fixe. L'association de consommateurs UFC-Que choisir s'inquiète déjà des conséquences sur les prix. Dominique Roux, titulaire de la chaire "Economie numérique" à l’Université Paris-Dauphine, ne pense pas que les prix repartent à la hausse : "Pour cela, il faudrait une entente des trois opérateurs restants. C'est le travail de l'Autorité de la concurrence de l'empêcher", affirme-t-il. (Ouest-France, 06/01)

Enseignants et experts de Dauphine

Alors qu’elle publiait en novembre dernier un Que sais-je ? sur le travail, Dominique Méda, professeure de sociologie à l’Université Paris-Dauphine, était l’invitée de France Inter pour dresser un panorama de la situation sociale en France en 2015 et dégager des perspectives pour l’année 2016. Interrogée en premier lieu sur les expéditions punitives conduites en Corse, Dominique Méda évoque les "terreaux : ces situations sociales, ces quartiers, ces lieux relégués qui permettent un certain nombre de situations telles qu’évoquées se développent". Elle mentionne un article collectif récent, Vivre en démocratie au temps du terrorisme, selon lequel "tout ne s’explique pas par la relégation sociale mais ne jamais oublier que celle-ci peut tout de même constituer un terreau sur lequel se développent ce genre de choses". Questionnée sur le fléau du chômage face auquel l’Etat reste impuissant, la sociologue de l’Université Paris-Dauphine dénonce la vulgate selon laquelle il faudrait baisser le coût du travail et appauvrir le code du travail : "ce n’est pas le bon diagnostic scande-t-elle. « L’idée selon laquelle le code du travail serait la source de nos maux est nulle et non avenue. Ce n’est pas là que se trouve le problème ». Dominique Méda invite à se poser la question suivante : « en quoi faciliter les licenciements favoriserait-il l’embauche ?", une absurdité selon elle. D’ailleurs, les instruments existent pour qu’un employeur se sépare de son salarié, à l’instar de la rupture conventionnelle. Pour Dominique Méda, le remède contre le chômage serait un grand plan de formation et de requalification ainsi qu’une avancée dans le partage du travail, à la condition que ce dernier se fasse "de façon civilisée". L’autre chantier énorme qu’il convient d’entamer au lendemain de la COP21 est celui de la reconversion écologique : "si jamais nous savons nous en saisir, c’est énormément de créations d’emplois » affirme-t-elle. Au sujet des violences à l’encontre des dirigeants d’Air France obligés de fuir des salariés excédés, la professeure de l’Université Paris-Dauphine invite à repenser l’entreprise : "il faut plus de démocratie au sein de l’entreprise". Elle appelle à arrêter de "fétichiser les gains de taux de croissance. (…) Au lieu de vouloir toujours faire plus de croissance, il faut satisfaire les besoins sociaux et édicter au niveau international, voire au niveau européen si nous n’y arrivons pas, de nouvelles règles, environnementales et sociales". Interrogée sur l’ubérisation du travail, elle s’alarme des chimères selon lesquelles quantité d’emplois devraient être supprimés ou encore celles qui annoncent que travail et loisir ont vocation à se confondre dans des modèles sans organisation hiérarchique. "Moi je n’y crois absolument pas : on en a trop fait autour de ces études ». Cette nouvelle forme de « travail au robinet, à la demande" est à ses yeux un considérable recul. Alors que le journaliste met en avant les avantages côté consommateur de cette nouvelle économie du partage, Dominique Méda rappelle que "Bertrand de Jouvenel, dans les années 50 déjà, disait que les hausses de productivité étaient un gain pour le consommateur mais un regret pour le producteur". "Il faut qu’un jour nous arrivions à recombiner nos deux hémisphères". À propos du projet de loi sur les Nouvelles Opportunités Économiques qui doit être présentée au Parlement en janvier, Dominique Méda en appelle à ce qu’il soit normatif. Elle évoque le rapport Mettling qui propose de sécuriser les forfaits-jour pour mieux cerner le poids du numérique dans les entreprises. "La clé est dans la régulation", conclut-elle. (France Inter, 31/12)

Une étude récente de l'économiste Elias Mouhoud de l’Université Paris Dauphine revient sur l’inégalité des retraites. Avec une mise en garde : cette "inégalité des retraités devant la mobilité" prépare l'émergence d'une "France à deux vitesses" au détriment des vieilles régions industrielles du Nord et de l'Est du pays. Les retraités issus de ces régions migrent peu et certains bougent moins que d'autres. Ils sont comme "verrouillés" sur leur ancien lieu de travail, dépendants de leurs réseaux locaux, de la famille ou de la commune, explique l'économiste. II en va tout autrement des retraités aisés. Ce sont eux qui rejoignent les régions du Sud et des côtes, au climat plus agréable. Et leur arrivée crée dans ces régions une offre privée de services spécialisés pour les personnes âgées, qui n'existe pas dans les régions dont les retraités ont moins de pouvoir d'achat. (Le Lettre d’Educpros by L’Etudiant, 07/12)

Pierre-Noël Giraud, professeur d'économie à l'Université Paris-Dauphine, signe un nouvel ouvrage, L'homme inutile, où il explore l'économie sous un angle philosophique, celui de l’inutilité d’une vie. Selon lui, les hommes "inutiles", comme les chômeurs, sont les nouveaux damnés de la terre. La société fabriquerait cette inutilité en enfermant ces "inutiles" dans des trappes dont ils s’extraient difficilement. Il dénonce cela comme "la pire des injustices et des inégalités d'aujourd'hui". Il plaide pour de nouveaux concepts économiques et politiques pour y remédier. (France Inter, 13/12 ; Sciences Humaines, janvier 2016)

Dans une tribune qu’il livre pour l’Humanité, le maître de conférences en sciences sociales à l’Université Paris-Dauphine Paul Lagneau-Ymonet s’intéresse à ceux qui selon lui sont les véritables responsables de la montée du vote Front National. En référence au célèbre film d’Ettore Scola de 1974 qui illustrait à la perfection le mépris de classe, ils les dénomment les "affreux, sales et méchants". Et le moins que l’on puisse dire est que la gauche gouvernementale en prend pour son grade : sont désignés comme "propres à inspirer la répulsion (…) celles et ceux qui gouvernent à droite alors que leur mandat, en 2012, était d’en finir avec deux présidences conservatrices et une réactionnaire". Paul Lagneau-Ymonet taxe ainsi d’affreux ceux qui "instaurent ici des années de plomb, au nom de principes qu’ils bafouent pour signer des contrats". Le maître de conférences en sciences sociales à l’Université Paris-Dauphine rappelle ainsi avec ironie que François Hollande a pu proclamer un "Vive le Rafale, vive la République, vive la France !" à Mérignac devant Dassault. Il désigne par "sales celles et ceux qui avaient promis le droit de vote pour les élections locales aux étrangers légalement installés en France depuis cinq ans, et qui désormais veulent inscrire dans la Constitution la déchéance de la nationalité française pour les coupables d’actes de terrorisme" (les saillies de Manuel Valls sur la question font l’objet de vertes critiques). Pour clore le triptyque, sont désignés comme "méchants celles et ceux qui reconduisent des politiques d’austérité () qui préservent le carcan ordolibéral de l’Union européenne". Néanmoins, c’est peu dire que Paul Lagneau-Ymonet réserve ses critiques les plus acerbes à l’endroit du Front National : il espose ainsi que "son programme légalise la xénophobie, encense le familialisme hétérosexuel et sexiste, restaure la ségrégation à l’école, encourage la vengeance judiciaire, insitue la milice, renforce la soldatesque, exalte la (petite) propriété privée". En conclusion de sa tribune assassine, le chercheur de l’Université Paris-Dauphine expose que les quatre points cardinaux de l’extrême-droite sont "la chrétienté, le coffre-fort, l’autocratie et la nation". (L’Humanité, 18/12)

Suite à la réunion des 162 ministres du Commerce des pays membres de l’OMC qui s’est tenue à Nairobi, Les Echos s’intéressent cette semaine à "l’épineux dossier de l’agriculture qui reste en suspens". Conformément aux prédictions de Vengelis Vitalis, lequel préside le Comité sur l’agriculture, aucune avancée majeure ne s’est dessinée. Seul un des trois piliers de la politique agricole a été abordé au cours des débats ainsi que l’explique Pascal Lamy, ancien directeur général de l’OMC : la concurrence à l’exportation. Tandis que les deux autres piliers, à savoir l’accès aux marchés et les soutiens internes, ont été soigneusement évités. Il faut dire que la question agricole se pose aujourd’hui avec beaucoup moins d’acuité qu’en 2008 en ce sens que les prix mondiaux n’ont cessé depuis d’augmenter. Néanmoins, il semblerait qu’ils aient aujourd’hui atteint un plafond, voire qu’ils entament un processus baissier, mettant en exergue un nouveau problème agricole. Ainsi que le formule Jean-Marc Siroën, professeur d’économie internationale à l’Université Paris-Dauphine : "Aujourd’hui, la situation s’est inversée. Dans les années 1980, les subventions ont conduit à une surproduction mondiale. Aujourd’hui, il existe des craintes de sous-production qui pourraient dégénérer en crise alimentaire". Quand bien même l’OCDE a pu mettre en lumière que les pays développés avaient diminué leurs subventions, celles-ci restent élevées et les grands pays émergents n’en sont pas avares non plus. Ce qui conduit Jean-Marc Siroën à poser que "l’agriculture est le domaine où l’on s’affranchit des lois du marchés. Aucun autre secteur de l’économie ne s’approche d’un tel niveau d’intervention des États". À titre d’exemple, les États-Unis ont adopté en 2014 un Farm Bill qui garantit des émoluments minimaux aux fermiers sur dix ans grâce à des aides couplées au niveau des prix mondiaux. Et ce en contradiction complète avec les principes qui régissent l’OMC, dont ils sont pourtant très largement les premiers actionnaires… (Les Echos, 13/12)

À l’heure des départs en vacances, les automobilistes ont eu la joie de découvrir que le prix du gasoil était tombé à la pompe sous le seuil d’un euro le litre. En sa qualité de professeur d’histoire économique à l’Université Paris-Dauphine et de spécialiste des matières premières, Philippe Chalmin est appelé à livrer son analyse sur les ondes d’Europe 1. Interrogé sur le caractère pérenne de la situation, il répond qu’ "a priori, ça devrait durer puisque dans le prix du gasoil, il y a trois parties : la partie fiscale, qui pourra évoluer en 2016 mais cela dépend du gouvernement ; le prix du baril de pétrole en dollars ; et la relation entre le dollar et l’euro. Pour l’instant, nous sommes orientés sur la baisse du prix du baril de pétrole. Nous sommes aujourd’hui aux alentours de 37 dollars le baril. Selon toute probabilité, ce niveau bas devrait dure, voire même tomber encore un peu plus bas lorsque l’Iran va revenir sur le marché à partir du mois de mars." Interrogé sur les facteurs explicatifs de cette situation, Philippe Chalmin affirme : "on est en plein dans la géopolitique : le contrechoc pétrolier que nous vivons aujourd’hui a été quasiment décidé par l’Arabie Saoudite il y maintenant un an et demi lorsqu’elle a décidé de récupérer des parts de marché et d’arrêter de rééquilibrer le marché du pétrole. Depuis, on est tombé de 110 à 37 dollars le baril, l’Arabie ne change pas pour l’instant sa politique, les autres font pareil, et nous devons en plus tenir compte de l’Iran". Le professeur à l’Université Paris-Dauphine poursuit : "en face, les éléments qui pourraient jouer à la hausse des prix, ce serait la réduction de la production aux États-Unis. Elle viendra. Mais probablement plus tard que prévu. Et puis, c’est vrai, la reprise de la consommation, avec des prix quand même relativement bas. Le seul petit bémol, c’est qu’avec la hausse des taux américains la semaine dernière, on devrait avoir un raffermissement du dollar". À la question qui lui est posée quant à un rééquilibrage à terme des prix avec l’essence, Philippe Chalmin répond : "ça, c’est essentiellement de la politique fiscale. Est-ce que le gouvernement va vouloir profiter de l’opportunité que nous avons aujourd’hui pour baisser plus les taxes sur l’essence que sur le gasoil ? Il a l’occasion de le faire. À mon sens, il aurait l’occasion d’utiliser la baisse du prix du pétrole pour maintenir quand même des prix relativement élevés tant de l’essence que du gasoil. Car si l’automobiliste est gagnant aujourd’hui, ce sont les générations futures qui sont perdantes : avec la baisse des prix du gaz et du charbon, ce sont les énergies fossiles qui sont de plus en plus compétitives." En conclusion, le professeur à l’Université Paris-Dauphine affirme que si "nous sommes gagnants à court terme, quelque-pat nous sommes perdants sur le long terme." (Europe 1, 22/12)

Le processus de l’uberisation de l’économie répond à une certaine demande des consommateurs. Plus souple, il crée cependant un statut de travailleur plus précaire pour ceux qui s’investisse dans ce modèle économique. Transport, tourisme, beauté, banque… Beaucoup de secteurs semblent concernés par ce phénomène, qui menace les emplois peu qualifiés. Pour Bruno Teboul, enseignant à l’Université Paris-Dauphine, et coauteur de Uberisation = économie déchirée, "d'ici à 2025, 3,5 millions d'emplois seront détruits à cause de la numérisation de l'économie, prédit-t-il. De 42 à 47% des emplois (comptables, notaires, employés de banque) seront effectués par des robots". Selon lui, les entreprises traditionnelles doivent développer une offre numérique en phase avec les attentes des consommateurs et former leurs salariés au traitement de données des clients pour mieux répondre à leurs besoins. (Femme Actuelle, 28/12-03/01)

Les pays producteurs de pétrole, durement frappés par l'effondrement des cours, sont presque tous contraints de prendre des mesures impopulaires qui se traduisent par la hausse des prix à la pompe. "C'est la malédiction pétrolière pour les pays dont les revenus dépendent de l'or noir", a expliqué à l'AFP Jean-Marie Chevalier, professeur émérite à l'Université Paris-Dauphine, au lendemain de la décision saoudienne d'appliquer des mesures d'austérité incluant des augmentations jusqu'à 80% des carburants et autres produits pétroliers. Première économie arabe et premier exportateur mondial de pétrole, l'Arabie saoudite subit de plein fouet les conséquences de l'effondrement du baril, dont elle est en partie responsable en raison de son insistance à défendre ses parts de marché plutôt que les prix. "Mais il y a aussi des pays qui ne veulent rien entendre. C'est le cas du Venezuela où l'essence est quasiment gratis, où le litre ne coûte que 0,015 dollar", reconnaît Jean-Marie Chevalier. (AFP, 29/12 ; www.boursorama.com, 30/12 ; www.journaldunet.com, 30/12 ; La Montagne, 30/12 ; Le Populaire du Centre, 30/12)

LinkedIn envisage de secouer le classement des universités en proposant de mesurer la valeur d'un établissement à la carrière de ses diplômés. Et le réseau se fait fort d'indiquer à chacun où il devrait étudier en fonction de son objectif professionnel. Pour en arriver là, LinkedIn a analysé le parcours professionnel de ses millions de membres, une mine d'or qu'il est le seul à posséder. Pour l'instant, cet outil créé en 2014 est encore limité aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et au Canada, et à un petit nombre de secteurs. Rien de tel en France pour l’instant, mais une recherche effectuée parmi les données brutes du réseau propose déjà une liste d’établissements "populaires" pour un pays donné. Ce qui se prépare n'est rien de moins qu'une "révolution", déclare Henri Isaac, maître de conférences à l’Université Paris-Dauphine. Les écoles et, surtout, les universités ne le mesurent pas encore très bien. Le classement demeure mal connu. Mais tous perçoivent déjà que leur visibilité dépend de plus en plus de la présence des diplômés sur LinkedIn. (Le Monde, 07/01)

D'ici à 2020, L'Oréal entend améliorer le profil environnemental et social de la totalité de ses produits. Ce changement de paradigme mobilise toutes les compétences du groupe ainsi que les consommateurs. Un comité d’experts internationaux spécialistes du carbone présidé par Christian de Perthuis, professeur à l'Université Paris-Dauphine sera notamment chargé d’accompagner et d’évaluer l'ensemble de la démarche de l’Oréal, en particulier sa méthodologie de comptabilisation des gains carbone au sein de ses projets d'approvisionnement durable en matières premières. De façon générale, l’Oréal souhaite confronter ses approches et ses méthodes avec des experts indépendants venant d'univers variés, avec le plus de transparence possible. (La Revue des Marques, 01/2016)

Étudiants de Dauphine

Var Matin rend hommage à Jérôme Fredon chroniqueur de Midi Olympique, l'hebdomadaire du rugby, décédé récemment à l’âge de 34 ans dans un accident de la route. Féru de sport, cet ancien étudiant de l’Institut Pratique du Journalisme de Paris a intégré la rédaction de Midi Olympique, où il a eu tôt fait de révéler ses talents. Il couvrait les matches les plus prestigieux et réalisait des reportages aux quatre coins de la planète. Un hommage appuyé de la profession lui a été rendu dans sa commune du Beausset. (Var Matin, 13/12)

HEC Magazine publie l’interview d’Alexandre Mars fondateur de la fondation Epic dont le but est de mettre en lien les philanthropes avec les ONG et les entreprises sociales. A travers cette fondation, créée en 2014, le jeune entrepreneur, qui a fait ses études à l’Université Paris-Dauphine, réinvente le mécénat moderne. Il a toujours eu la fièvre de l’entreprenariat. En effet, à 17 ans déjà, il crée une des premières agences dédiée au web en Europe, il est également le fondateur de l’agence Phonevalley qui promeut le marketing sur mobile dès 2001 et le créateur de la plateforme de messagerie instantanée ScrOOn lancée en 2006 puis revendue à Blackberry en 2013. Il poursuit ensuite son cursus à HEC. La fondation Epic emploie aujourd’hui 15 personnes entre New-York, Londres et Bangkok et ouvrira bientôt de nouvelles entités à Bombay, Sao Paulo et San Francisco. (HEC Hommes et Commerce, Nov. Déc. 2015)

L’appel à projet pour le 3e Prix Dauphine pour l’art contemporain se termine le 17 janvier. Lancé en 2014 par des étudiants de l’Université Paris-Dauphine, le Prix Dauphine pour l’art contemporain vise à soutenir les étudiants en écoles d’art et les créateurs de moins de 30 ans. Après les thématiques "La frontière" et "Métamorphose", cette troisième édition, soutenue par Gilles Kraemer, met en avant les échanges entre artistes et curateurs. Les cinq projets retenus seront ensuite exposés au sein de l’Université Paris-Dauphine du 21 au 25 mars. Deux prix sont à la clef : celui du jury et celui du public. (www.connaissancedesarts.com, 06/01)

RFI initie une série radiophonique intitulée Bienvenue en adosphère, qui explorera la relation des adolescents actuels avec les médias et notamment avec le plus prégnant d’entre eux, l’Internet. L’émission est produite en partenariat avec les étudiants de l’IPJ Paris-Dauphine, qui ont travaillé, dans le cadre d’un stage, sur la relation des adolescents aux médias. Ces étudiants ont apporté la majeure partie des idées de reportages et d’entretiens. L’avantage est qu’ils ont connu Internet et les réseaux sociaux à l’adolescence. Ce sont eux qui sont aussi à l’origine du terme "adosphère". Par le biais de différents entretiens, les étudiants de l’IPJ questionnent adolescents et spécialistes sur ce terme au cours de cette première émission. (RFI, 09/01)

Selon une étude menée en Europe et aux Etats-Unis, le téléphone portable sert de moins en moins à téléphoner. Lucie et Alice, étudiantes à l’Université Paris-Dauphine, expliquent que les échanges quotidiens avec leurs amis ne se font plus par des appels téléphoniques. (France Inter, 13/01)

Une page culturelle va s'ouvrir à Bordeaux avec l'arrivée, mardi 1er mars, de Claire Andries à la tête des affaires culturelles de la Ville. À44 ans, cette surdouée de la culture affiche un parcours exemplaire. Diplômée de HEC ainsi que d'un DESS Gestion des projets culturels de l'Université Paris-Dauphine, elle a également fait des études de philosophie théâtrale en Angleterre et a même suivi le cours Florent. Elle a occupé pendant neuf ans le poste de directrice de production au théâtre national de Chaillot, le deuxième plus important après la Comédie française. Elle est ensuite devenue un des visages phares de Marseille Provence 2013. Chargée de mettre en œuvre la programmation de l'événement, elle a grandement contribué à la victoire de Marseille au titre de capitale européenne de la culture, face à plusieurs villes concurrentes dont Bordeaux. (Sud-Ouest, 15/01)

Né à Pans il y a vingt-huit ans dans une famille Loubavitch, Avi Fahri n'a pas voulu choisir entre la yéchiva et l'université comme le lui suggéraient ses parents. Le baccalauréat en poche, il a suivi un parcours universitaire à l’Université Paris-Dauphine en Finance tout en étudiant à la yéchiva de Montrouge. Sa Licence de Gestion en poche, Avi Fahri conclut son parcours en 2010 avec un Master 2 en Ingénierie Economique et Financière (IEF). Aujourd'hui contrôleur de gestion dans une école juive de la région parisienne, il s'est lancé le défi d'écrire un livre d'économie, qui vient de sortir sous le titre Apprendre à gérer ses finances, surtout en période de crise. (Actualité Juive Hebdo, 24/12)